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Maladies des yeux : tout ce qu’il faut savoir !

Les maladies des yeux les plus fréquentes, comme le glaucome, la cataracte et la DMLA, apparaissent surtout après 40 ans et progressent souvent sans douleur. Repérer leurs premiers signes et faire contrôler vos yeux régulièrement par un ophtalmologiste permet de les prendre en charge à temps et de préserver votre vision.

Vos lunettes corrigent un défaut optique, pas une maladie. Votre opticien à Tours adapte vos verres à l’ordonnance, vous oriente vers l’ophtalmologiste quand la vue ne remonte pas malgré la correction, et vous propose des aides visuelles ou des verres filtrants pour garder votre confort au quotidien.

Cette page a une vocation informative. Elle ne remplace pas une consultation : seul un médecin, le plus souvent l’ophtalmologiste, peut poser un diagnostic.

Maladies des yeux : les repères essentiels

Quatre maladies reviennent souvent quand la vue baisse avec l’âge ou par hérédité. Elles ne touchent pas la même partie de l’œil et ne se soignent pas de la même façon.

MaladiePartie de l’œil touchéePremiers signesPrise en charge
GlaucomeNerf optiqueAucun au début, puis perte de vision sur les côtésCollyres, laser ou chirurgie pour baisser la pression de l’œil
CataracteCristallinVue voilée, éblouissement, couleurs ternesOpération avec pose d’un implant quand la gêne devient importante
DMLAMacula, au centre de la rétineLignes déformées, tache sombre au centre de la visionInjections dans l’œil pour la forme humide, rééducation et aides optiques
Rétinite pigmentairePhotorécepteurs de la rétineMauvaise vision la nuit, champ visuel qui se rétrécitSuivi spécialisé, thérapie génique pour une forme rare, aides visuelles

Ces pathologies se distinguent des troubles de la réfraction. La myopie, l’hypermétropie et l’astigmatisme tiennent à la forme de l’œil et existent à tout âge. La presbytie, liée à l’âge, s’ajoute à ces défauts vers 40 à 45 ans. Tous se corrigent par des lunettes ou des lentilles, comme le détaille la page consacrée à la façon de corriger les problèmes de vue.

Les facteurs qui favorisent les maladies des yeux

Outre l’âge, premier facteur de risque, plusieurs éléments pèsent selon la maladie :

  • l’hérédité, qui joue un rôle dans le glaucome, la DMLA et la rétinite pigmentaire,
  • le tabac, qui favorise la cataracte et la DMLA,
  • l’exposition aux ultraviolets, liée à la cataracte,
  • le diabète, qui expose à la rétinopathie diabétique et à la cataracte,
  • une forte myopie ou un traitement prolongé par corticoïdes, qui augmentent le risque de glaucome et de cataracte.

Le glaucome : une maladie silencieuse du nerf optique

Comprendre le glaucome

Le glaucome correspond à une destruction progressive du nerf optique, le câble qui transmet les images de l’œil au cerveau. Une pression trop élevée à l’intérieur de l’œil en est la cause la plus fréquente, mais certaines formes surviennent avec une pression normale.

Selon l’Assurance Maladie, le glaucome touche 1 à 2 % des plus de 40 ans et environ 10 % des personnes après 70 ans. Environ 800 000 personnes sont traitées en France, et 400 000 à 500 000 autres auraient la maladie sans le savoir. C’est la deuxième cause de cécité en France, après la DMLA.

Le glaucome à angle ouvert représente 90 % des cas en Europe et évolue lentement. Le glaucome par fermeture de l’angle est plus rare, et sa forme aiguë constitue une urgence.

Les signes d’alerte du glaucome

Le glaucome chronique ne provoque ni douleur ni gêne pendant des années. La perte de vision commence sur les côtés du champ visuel, et l’œil sain compense celui qui faiblit. Quand un brouillard visuel ou une baisse de la vision latérale apparaît, la maladie est souvent déjà avancée.

Faites contrôler vos yeux dès 40 ans, et plus tôt si vous cumulez des facteurs de risque : antécédents familiaux, forte myopie, peau noire ou origine africaine, traitement prolongé par corticoïdes. L’Inserm estime qu’environ 30 % des glaucomes ont un caractère héréditaire.

La crise de glaucome aigu se reconnaît à une douleur oculaire violente, un œil rouge, une baisse brutale de la vue, des halos colorés autour des lumières, des maux de tête et des nausées, parfois des vomissements, selon le Manuel MSD. Rendez-vous sans attendre aux urgences ophtalmologiques : la pression monte en quelques heures et la vision peut être perdue définitivement.

La prise en charge du glaucome par l’ophtalmologiste

Le diagnostic associe la mesure de la pression de l’œil (tonométrie), l’étude du nerf optique au fond d’œil et en OCT, le champ visuel, la mesure de l’épaisseur de la cornée et l’examen de l’angle de drainage (gonioscopie). Une pression normale tourne autour de 15 à 16 mmHg, et l’hypertonie commence au-delà de 21 mmHg.

Aucun traitement ne guérit le glaucome ni ne restaure la vision perdue. L’objectif est de faire baisser la pression pour freiner l’évolution de la maladie : collyres quotidiens en première intention, puis laser ou chirurgie si besoin, comme l’explique la page de l’Assurance Maladie sur le traitement du glaucome. La Société française d’ophtalmologie publie des fiches d’information sur ces interventions.

Appliquez vos collyres sans oubli et ne les arrêtez jamais sans avis médical. Signalez aussi votre glaucome à tout médecin qui vous prescrit un traitement, car certains médicaments sont contre-indiqués.

Glaucome : ce que l’opticien peut apporter

Des lunettes ne soignent pas un glaucome, mais une correction juste vous aide à exploiter au mieux la vision préservée.

À un stade avancé, l’opticien vous aide à choisir des aides optiques qui améliorent la taille et la qualité de l’image, en lien avec l’orthoptiste chargé de la rééducation basse vision. Un éclairage bien orienté et des verres teintés adaptés limitent aussi la gêne face à l’éblouissement.

La cataracte : quand le cristallin s’opacifie

Comprendre la cataracte

La cataracte est une opacification du cristallin, la lentille naturelle placée derrière la pupille. Voir à travers une cataracte revient à regarder à travers une vitre dépolie. Le vieillissement en est la cause principale : la cataracte touche plus de 20 % des personnes après 65 ans et plus de 60 % après 85 ans, selon l’Assurance Maladie.

D’autres facteurs accélèrent son apparition : ultraviolets, tabac, diabète, corticothérapie prolongée, forte myopie, uvéite chronique, traumatisme de l’œil ou rétinite pigmentaire.

Les signes d’alerte de la cataracte

  • Une baisse progressive de la vision, de loin comme de près, avec une vue voilée ou brouillée.
  • Une sensibilité à la lumière vive et des éblouissements.
  • Des couleurs ternes ou jaunies.
  • Plus rarement, des halos autour des phares et des lampadaires, ou une vision double d’un seul œil.
  • Des lunettes qui semblent moins efficaces.

Ces signes s’installent lentement et passent souvent pour un simple besoin de changer de lunettes. L’Assurance Maladie conseille un contrôle des yeux dès 40 ans, puis au moins tous les 2 ans après 65 ans, même sans symptôme.

La prise en charge de la cataracte par l’ophtalmologiste

Aucun médicament ne guérit une cataracte. Au début, des lunettes adaptées et une lumière plus vive pour lire améliorent la vue, pour une durée variable. Quand la gêne persiste malgré la correction et pèse sur votre quotidien, l’ophtalmologiste propose une opération, toujours avec votre accord.

L’intervention se déroule le plus souvent en ambulatoire, sous anesthésie locale, et dure habituellement 15 à 30 minutes. Le cristallin opacifié est fragmenté par ultrasons, aspiré, puis remplacé par un implant intraoculaire. Quand les deux yeux sont atteints, le second est opéré quelques semaines après le premier, détaille la page sur le traitement de la cataracte. Environ 700 000 personnes ont été opérées de la cataracte en France en 2023.

Les implants monofocaux, les plus posés, assurent une bonne vision de loin et demandent des lunettes pour lire. Les implants multifocaux réduisent le besoin de lunettes mais peuvent provoquer des halos la nuit. La fiche d’information de la Société française d’ophtalmologie présente le déroulement de l’opération.

Après l’opération, la capsule située derrière l’implant peut s’opacifier : c’est la cataracte secondaire, qui fait de nouveau baisser la vue. Elle se traite le plus souvent par laser.

Cataracte : ce que l’opticien peut apporter

Avant l’opération, l’opticien ajuste votre correction pour prolonger votre confort tant que les lunettes suffisent. Des verres teintés ou un traitement antireflet atténuent l’éblouissement, notamment pour la conduite de nuit.

Environ un mois après l’opération, l’ophtalmologiste contrôle votre acuité et prescrit si besoin une nouvelle correction. Votre opticien réalise alors des verres correcteurs adaptés à votre nouvelle vision.

La DMLA : une atteinte de la vision centrale

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) touche la macula, la zone centrale de la rétine qui sert à lire, à conduire et à reconnaître les visages. Elle apparaît après 50 ans et concerne environ 8 % de la population française, jusqu’à 25 à 30 % des plus de 75 ans, selon la Haute Autorité de santé. C’est la première cause de handicap visuel après 50 ans.

Les signes qui doivent alerter sont des lignes droites déformées, une tache sombre au centre de la vision ou une baisse de la vision de près comme de loin. Consultez un ophtalmologiste dans un délai d’une semaine maximum, car la forme humide peut évoluer en quelques semaines. Elle se traite par des injections dans l’œil.

La DMLA ne rend jamais totalement aveugle, car la vision périphérique reste préservée. Les deux formes, la grille d’Amsler et les aides du quotidien sont détaillées dans la page sur les symptômes et traitements de la DMLA.

La rétinite pigmentaire : une maladie génétique de la rétine

Comprendre la rétinite pigmentaire

La rétinite pigmentaire, aussi appelée rétinopathie pigmentaire, regroupe des maladies génétiques qui détruisent peu à peu les photorécepteurs de la rétine. Les bâtonnets, qui assurent la vision dans la pénombre, sont touchés en premier. Les cônes, responsables de la vision des détails et des couleurs, sont atteints ensuite.

Selon l’association Retina France, ces maladies concernent environ 1 personne sur 4 000 dans les pays industrialisés. Plus de 90 gènes sont en cause, et la transmission peut être dominante ou récessive selon les familles. Certains cas restent isolés, sans antécédent connu.

Les signes d’alerte de la rétinite pigmentaire

Les premiers symptômes apparaissent en général entre l’enfance et 30 ans. Le plus précoce est une mauvaise vision la nuit ou dans les lieux peu éclairés, appelée héméralopie. Le champ visuel se rétrécit ensuite par les côtés, jusqu’à une vision dite tubulaire.

Quand le centre de la rétine est atteint à son tour, la lecture et les tâches minutieuses deviennent difficiles. Consultez un ophtalmologiste si vous butez sur les obstacles dans la pénombre ou si vous perdez de la vision sur les côtés, surtout en cas d’antécédents familiaux.

La prise en charge médicale de la rétinite pigmentaire

L’ophtalmologiste pose le diagnostic grâce au fond d’œil, qui montre des dépôts de pigment en périphérie de la rétine, et à l’électrorétinogramme, qui mesure la réponse électrique de la rétine à la lumière. Le champ visuel et l’OCT complètent le bilan, et un test génétique précise souvent la forme en cause.

Le suivi associe idéalement un ophtalmologiste et un généticien, souvent au sein d’un centre maladies rares de la vision. Aucun traitement ne guérit aujourd’hui la plupart des formes. Une thérapie génique, le voretigene neparvovec, est autorisée en Europe depuis 2018 pour les atteintes liées au gène RPE65, une cause rare.

La recherche explore d’autres thérapies géniques, l’optogénétique et la thérapie cellulaire, encore au stade des essais. Certaines complications se traitent déjà, comme l’œdème maculaire ou la cataracte, favorisée par la maladie.

Rétinite pigmentaire : ce que l’opticien peut apporter

Retina France recommande le port de verres teintés pour protéger les yeux de la forte luminosité et des ultraviolets. Un essai en situation, en intérieur comme en extérieur, aide à choisir la teinte et le niveau de filtration les plus confortables.

Quand la vision centrale baisse, les loupes et les télé-agrandisseurs prennent le relais pour la lecture. Ces aides se choisissent avec l’opticien, en lien avec l’orthoptiste qui vous apprend à utiliser au mieux votre vision restante.

Cécité et perte de la vue d’un œil

Le glaucome, la DMLA, la rétinopathie diabétique et la rétinite pigmentaire figurent parmi les principales causes de malvoyance. Les différents degrés de déficience visuelle, leurs origines et les aides possibles sont détaillés dans la page sur les causes de la cécité.

Perdre la vue d’un œil modifie surtout la perception du relief et des distances, car la vision en trois dimensions repose sur les deux yeux. Protéger l’œil restant devient prioritaire, avec des verres résistants aux chocs. La page consacrée au fait de vivre avec un seul œil détaille ces adaptations.

Dépistage et prévention : les bons réflexes

Aucune hygiène de vie ne protège totalement des maladies des yeux, mais ces réflexes réduisent les risques et un dépistage régulier permet d’agir tôt :

  • un contrôle chez l’ophtalmologiste dès 40 ans, puis au moins tous les 2 ans après 65 ans, même sans gêne,
  • après 50 ans, en cas de facteurs de risque de DMLA, une autosurveillance à la grille d’Amsler et un examen tous les 1 à 2 ans, selon la HAS,
  • l’arrêt du tabac, car fumer multiplie par 3 à 6 le risque de DMLA selon l’Inserm et favorise la cataracte,
  • une alimentation riche en fruits, en légumes et en oméga 3, une activité physique quotidienne et un poids stable,
  • des lunettes de soleil qui filtrent les UV, l’exposition au soleil étant un facteur de risque probable de cataracte selon l’Inserm,
  • un suivi ophtalmologique régulier si vous êtes diabétique.

Au travail ou au sport, retrouvez des repères concrets pour protéger vos yeux au quotidien.

Quand consulter sans attendre ?

Ce que vous remarquezQue faire
Œil rouge et très douloureux, baisse brutale de la vue, halos colorés, nauséesUrgences ophtalmologiques immédiatement
Perte soudaine de la vision d’un œil, même partielle et sans douleurUrgences ophtalmologiques sans attendre
Lignes droites déformées, tache sombre au centre de la visionOphtalmologiste en moins d’une semaine
Mauvaise vision dans la pénombre, champ visuel qui se rétrécitConsultation ophtalmologique, bilan spécialisé si antécédents familiaux
Vue qui baisse lentement, éblouissement, couleurs ternesConsultation programmée chez l’ophtalmologiste

Maladies des yeux : le rôle de votre opticien

L’opticien ne pose pas de diagnostic et ne traite pas. La Haute Autorité de santé le cite pourtant parmi les professionnels qui accompagnent la DMLA, avec l’ophtalmologiste et l’orthoptiste, et son rôle vaut pour toutes les maladies qui réduisent la vision :

  • repérer une acuité visuelle qui ne remonte pas malgré la correction et vous conseiller de consulter,
  • proposer des verres filtrants ou teintés contre l’éblouissement,
  • vous faire essayer des aides optiques : loupes, systèmes grossissants, télé-agrandisseurs,
  • vous conseiller sur l’éclairage et les contrastes à la maison.

Sur ordonnance, vos lunettes sont remboursées dans le panier 100 % Santé ou, en classe B à tarifs libres, selon les forfaits de votre mutuelle. Les règles sont résumées dans la page pour faire rembourser vos verres correcteurs, et une monture bien choisie complète votre équipement.

Cette page s’appuie sur les publications de l’Inserm, de l’Assurance Maladie, de la HAS et de Retina France. Elle ne remplace pas l’avis de votre ophtalmologiste : devant tout changement de votre vision, consultez-le.

L'Indice Opticien Lunetier

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